David

David

Hi there 👋 How can I help you?

13:15

messenger_opener

 Un marchĂ© militaire Ă  haut risque pour l'image et les alliances du Gabon 

Lors de la visite du PrĂ©sident Emmanuel Macron Ă  Libreville, le PrĂ©sident đđ«đąđœđž đ‚đ„đšđ­đšđąđ«đž đŽđ„đąđ đźđą 𝐍𝐠𝐼𝐞𝐩𝐚 rappelait la soliditĂ© du partenariat entre le Gabon et la France, ainsi que la volontĂ© d’avancer avec clartĂ©, de renforcer les secteurs stratĂ©giques et d’insuffler une dynamique nouvelle Ă  notre coopĂ©ration. Une vision diplomatique forte, fondĂ©e sur la transparence, la cohĂ©rence et la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts du Gabon. C’est prĂ©cisĂ©ment Ă  la lumiĂšre de cette orientation que le contrat d’acquisition de deux hĂ©licoptĂšres Mi‑35M suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations.   Le marchĂ© aurait Ă©tĂ© conclu via Mahamadou Bonkoungou, un acteur privĂ© dont les activitĂ©s ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© associĂ©es Ă  des controverses dans plusieurs pays de la sous‑rĂ©gion. Son rĂŽle dans un dossier aussi sensible soulĂšve des questions lĂ©gitimes sur la mĂ©thode, la transparence et la pertinence du choix. Un coĂ»t jugĂ© trĂšs Ă©levĂ©
Le montant Ă©voquĂ©  prĂšs de 10 đŠđąđ„đ„đąđšđ«đđŹ 𝐝𝐞 đŸđ«đšđ§đœđŹ 𝐅𝐂𝐅 est considĂ©rĂ© par plusieurs observateurs comme particuliĂšrement Ă©levĂ©, au regard du marchĂ© et de l’état supposĂ© des appareils. Cette perception alimente les doutes sur la rationalitĂ© Ă©conomique de l’opĂ©ration.  Un choix aux implications gĂ©opolitiques Les appareils sont d’origine russe, et leur maintenance dĂ©pendra Ă©galement de la 𝐑𝐼𝐬𝐬𝐱𝐞. Dans un contexte oĂč Moscou est sous sanctions amĂ©ricaines et europĂ©ennes, ce type d’acquisition pourrait ĂȘtre interprĂ©tĂ©  Ă  tort ou Ă  raison  comme un rapprochement stratĂ©gique avec la Russie. Une perception susceptible de fragiliser l’équilibre diplomatique du Gabon, qui entretient historiquement des relations solides avec la đ…đ«đšđ§đœđž, les 𝐄𝐭𝐚𝐭𝐬-𝐔𝐧𝐱𝐬 et ses partenaires occidentaux.  Un enjeu de cohĂ©rence stratĂ©gique Le Gabon a le droit  et mĂȘme le devoir  de diversifier ses partenariats. Mais la gĂ©opolitique actuelle impose des choix mesurĂ©s, cohĂ©rents et alignĂ©s avec les engagements affichĂ©s par les autoritĂ©s 𝐆𝐚𝐛𝐹𝐧𝐚𝐱𝐬𝐞𝐬 La vigilance s’impose, notamment face Ă  des intermĂ©diaires dont les antĂ©cĂ©dents ont dĂ©jĂ  suscitĂ© des rĂ©serves. PrĂ©server l’intĂ©gritĂ© de nos institutions, la crĂ©dibilitĂ© de la Transition et la confiance de nos partenaires doit rester une prioritĂ© absolue.

𝐋𝐞 đ©đžđ«đ«đšđȘ𝐼𝐞𝐭 đ§đšđ­đąđšđ§đšđ„

đˆđ§đŸđšđ«đŠđž 𝐞𝐭 đšđŠđ©đ„đąđŸđąđž

12 Janvier 2026

Visite d'inspection du Ministre Mayss Mouissi sur les sites stratégiques de la SNI

Déplacement ministériel sur les sites de la SNI

Le ministre Mayss Mouissi en visite Ă  Akanda et Ntoum Le dimanche 11 janvier 2026, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mayss Mouissi, a conduit une visite d’inspection sur plusieurs sites de la SociĂ©tĂ© Nationale ImmobiliĂšre (SNI) dans les communes d’Akanda et de Ntoum. AccompagnĂ© des Ă©quipes techniques et des responsables de l’ANUTTC, il a tenu Ă  suivre personnellement l’avancement des chantiers prioritaires du secteur de l’habitat. Respect des normes et accĂ©lĂ©ration des travaux Sur le terrain, le ministre a Ă©valuĂ© les travaux de viabilisation, de voiries et de construction de logements. Il a insistĂ© sur le respect des normes techniques, des dĂ©lais contractuels, et sur la nĂ©cessitĂ© d’accĂ©lĂ©rer les cadences pour faire Ă©merger de nouveaux pĂŽles urbains structurĂ©s et fonctionnels. Dialogue avec les riverains et engagement gouvernemental La visite a Ă©galement permis des Ă©changes directs avec les riverains. Le ministre a rappelĂ© que l’action du gouvernement, sous l’impulsion des plus hautes autoritĂ©s, vise l’amĂ©lioration durable du cadre de vie des Gabonais. Il a rĂ©affirmĂ© la volontĂ© de faire de la SNI le pilier national du logement, garantissant un accĂšs Ă©largi au foncier sĂ©curisĂ© et Ă  des logements dĂ©cents. 📰 RĂ©daction : Le Perroquet National 📍 Source : MinistĂšre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre

11 janvier 2026

 Entre ambition nationale et
réalité du terrain : Ndendé face à ses
contradictions

 Ranch de NdendĂ©: un
investissement de 7,2 milliards qui
interroge

Le projet du Ranch de NdendĂ© avait Ă©tĂ© conçu comme un symbole fort de la souverainetĂ© alimentaire gabonaise, avec un investissement de 7,2 milliards de FCFA destinĂ© Ă  l’importation de 1 000 bovins brĂ©siliens. Plus d’un an aprĂšs son lancement, plusieurs constats issus du terrain soulĂšvent de profondes inquiĂ©tudes. Des observateurs locaux Ă©voquent un cheptel affaibli, des pertes rĂ©guliĂšres estimĂ©es Ă  plusieurs bĂȘtes toutes les deux semaines, et une adaptation difficile des bovins importĂ©s aux conditions environnementales de la NgouniĂ©. Ils regrettent que des choix techniques et financiers aussi lourds aient Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s alors que des solutions rĂ©gionales, moins coĂ»teuses et mieux adaptĂ©es, existent depuis longtemps dans les zones sahĂ©liennes et tropicales voisines. Pour un projet financĂ© Ă  hauteur de plusieurs milliards, ces rĂ©sultats interrogent et appellent Ă  une Ă©valuation transparente et urgente. La rĂ©cente mise en avant du ranch de Biendi Manganga Moussavou, oĂč des bovins locaux apparaissent robustes, bien nourris et parfaitement adaptĂ©s au climat, renforce ces interrogations. Sans importations coĂ»teuses, sans logistique internationale et avec des coĂ»ts d’acquisition largement infĂ©rieurs, ce modĂšle local dĂ©montre qu’un Ă©levage performant peut ĂȘtre dĂ©veloppĂ© avec des races rĂ©gionales. Cette rĂ©alitĂ© contraste avec la situation actuelle de NdendĂ© et invite Ă  une rĂ©flexion profonde sur la pertinence des choix initiaux. Les regrets exprimĂ©s par les notables de la localitĂ© ne sont pas des attaques, mais un appel Ă  la responsabilitĂ© : il est indispensable que les autoritĂ©s compĂ©tentes clarifient l’état rĂ©el du projet, identifient les dysfonctionnements et rĂ©orientent ce programme stratĂ©gique afin qu’il serve rĂ©ellement les populations et l’objectif national d’autosuffisance alimentaire.

Mayss mouissi 

Réorganisation ministérielle : Mays Mouissi pose les fondations d'une
politique du logement ambitieuse

DĂšs les premiers jours suivant sa prise de fonctions, le Ministre Mays Mouissi a engagĂ© une sĂ©rie de rencontres avec l’ensemble des cadres et responsables de son dĂ©partement afin de poser les bases d’une rĂ©organisation mĂ©thodique du ministĂšre dont il a la charge.  
Cette mobilisation immĂ©diate rĂ©pond Ă  l’exigence de performance fixĂ©e par les plus hautes autoritĂ©s, notamment Ă  travers les objectifs des 30 premiers jours et des 100 jours, qui imposent un rythme soutenu, un suivi rigoureux et la production de rĂ©sultats concrets.

Le MinistĂšre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre est particuliĂšrement attendu, notamment sur la question cruciale des logements sociaux, un secteur stratĂ©gique pour l’amĂ©lioration des conditions de vie et la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s territoriales.  
Conscient de ces enjeux, le Ministre a initiĂ© une dĂ©marche fondĂ©e sur la planification, la clartĂ© des responsabilitĂ©s, la transparence et l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle.

En adoptant cette approche structurĂ©e, le Ministre Mays Mouissi entend doter son dĂ©partement d’une organisation moderne, rĂ©active et orientĂ©e vers des rĂ©sultats mesurables.  
Les premiĂšres rĂ©unions de travail ont dĂ©jĂ  permis de dĂ©finir les prioritĂ©s, d’identifier les leviers d’action et de lancer les premiĂšres Ă©tapes de cette transformation, en parfaite cohĂ©rence avec la feuille de route fixĂ©e par le PrĂ©sident de la RĂ©publique.


Le perroquet national 

Alfred Nguia Banda : un retour maßtrisé
au service de la diplomatie gabonaise

NommĂ© ambassadeur extraordinaire et plĂ©nipotentiaire du Gabon en France, Alfred Nguia Banda arrive Ă  Paris avec une mission diplomatique majeure, mais aussi avec un parcours personnel qui rĂ©sonne profondĂ©ment au sein de la diaspora. ExilĂ© en France pendant plusieurs annĂ©es, il a vĂ©cu de l’intĂ©rieur les rĂ©alitĂ©s, les difficultĂ©s et les attentes des Gabonais Ă©tablis Ă  l’étranger. Lorsque le PrĂ©sident de la Transition a effectuĂ© sa premiĂšre visite officielle en France et lancĂ© un appel au retour des compĂ©tences gabonaises, Alfred Nguia Banda a pris le temps de prĂ©parer minutieusement son retour au pays. Une dĂ©cision rĂ©flĂ©chie, assumĂ©e, qui tĂ©moignait dĂ©jĂ  de son attachement Ă  la nation et de sa volontĂ© de contribuer Ă  sa reconstruction.

Son arrivĂ©e Ă  l’aĂ©roport international LĂ©on Mba avait alors pris des allures de symbole. Attendu par de nombreux compatriotes, accueilli comme un fils prodigue retrouvant sa terre natale, il incarnait l’idĂ©e qu’aucun Gabonais n’est dĂ©finitivement perdu pour son pays. Ce retour, chargĂ© d’émotion et d’espoir, rappelait que la reconstruction nationale ne peut se faire sans l’engagement de ceux qui, de prĂšs ou de loin, ont Ă©tĂ© tĂ©moins des fragilitĂ©s du pays. Car, d’une maniĂšre ou d’une autre, nous avons tous Ă©tĂ© responsables du retard accumulĂ© : par le silence, par la distance, par la rĂ©signation ou par l’impuissance. Aujourd’hui, l’heure est Ă  la participation, Ă  la contribution et Ă  la responsabilitĂ© collective.

En prenant ses fonctions Ă  Paris, Alfred Nguia Banda porte dĂ©sormais une double mission : dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de l’État gabonais et rĂ©pondre aux attentes d’une diaspora confrontĂ©e Ă  des dĂ©fis persistants. La situation des Gabonais en France sans titre de sĂ©jour, les difficultĂ©s administratives des Ă©tudiants dues au non‑respect de certains accords bilatĂ©raux, ou encore la nĂ©cessitĂ© de renforcer l’entrepreneuriat et les investissements de la diaspora vers le pays, constituent autant de dossiers prioritaires. Fort de son expĂ©rience   des compĂ©tences nĂ©cessaires pour porter ces combats. Sa nomination ouvre une nouvelle phase : celle d’une diplomatie gabonaise plus proche de ses citoyens, plus attentive Ă  leurs rĂ©alitĂ©s et plus dĂ©terminĂ©e Ă  faire du lien entre la France et le Gabon un levier de dĂ©veloppement partagĂ©.


 

douckaga douckisse 

De l'éviction brutale à la réhabilitation diplomatique

Moins d’un an aprĂšs son Ă©viction brutale de la direction du Fonds gabonais d’investissements stratĂ©giques, Persis Lionel Essono Ondo signe un retour qui interroge. Son dĂ©part prĂ©cipitĂ©, sur fond de controverses et d’exposition mĂ©diatique, avait pris les allures d’une humiliation publique. En quelques semaines, celui qui avait Ă©tĂ© propulsĂ© Ă  la tĂȘte d’un instrument stratĂ©gique de l’État s’était retrouvĂ© Ă©cartĂ© sans mĂ©nagement, dans un climat de suspicion et de discrĂ©dit. Cet Ă©pisode avait laissĂ© l’image d’un homme sacrifiĂ© dans une sĂ©quence politique confuse, oĂč la communication avait parfois pris le pas sur la cohĂ©rence institutionnelle.

Sa nomination rĂ©cente au rang d’ambassadeur marque un renversement spectaculaire, presque dĂ©routant, dans la trajectoire de cet ancien dirigeant. DĂ©cidĂ©e sous la prĂ©sidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, cette Ă©lĂ©vation apparaĂźt comme une forme de rĂ©habilitation politique, voire une volontĂ© de tourner la page d’un Ă©pisode mal gĂ©rĂ©. Elle pose nĂ©anmoins une question essentielle : comment comprendre qu’un responsable jugĂ© si rapidement indĂ©sirable puisse, quelques mois plus tard, incarner la diplomatie gabonaise Ă  l’étranger ? Ce contraste, saisissant, dit quelque chose du fonctionnement actuel de l’État, de ses hĂ©sitations, mais aussi de sa capacitĂ© Ă  redistribuer les cartes au grĂ© des Ă©quilibres du moment.




Douckisse douckaga 

Ministre du logement 

Mays Mouissi prend les
rĂȘnes du Logement et de
L'urbanisme : un ministĂšre
stratégique face à de fortes
attentes

Le lundi 5 janvier 2026, Mays Mouissi a officiellement pris ses fonctions Ă  la tĂȘte du ministĂšre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, au sein du second Gouvernement de la 5ᔉ RĂ©publique. En succĂ©dant Ă  Ludovic Megne Ndong, le nouveau ministre hĂ©rite d’un portefeuille marquĂ© par des retards structurels et des promesses non tenues. Les programmes de logements sociaux, souvent annoncĂ©s mais rarement livrĂ©s, ont nourri une frustration croissante au sein des populations, tandis que l’urbanisation rapide et l’absence de planification cohĂ©rente ont accentuĂ© les inĂ©galitĂ©s territoriales. Lors de la passation de charges, Mays Mouissi a saluĂ© les rĂ©formes engagĂ©es par son prĂ©dĂ©cesseur, tout en affirmant sa volontĂ© de consolider les acquis et d’accĂ©lĂ©rer les chantiers prioritaires.

Mais au-delĂ  des dĂ©clarations d’intention, le nouveau ministre devra affronter des dĂ©fis concrets : relancer une politique de construction crĂ©dible, restaurer la confiance dans la gestion du foncier, moderniser un cadastre longtemps opaque et rĂ©pondre Ă  l’urgence sociale d’un logement accessible. Les attentes sont fortes, d’autant que les prĂ©cĂ©dentes Ă©quipes n’ont pas su transformer les ambitions affichĂ©es en rĂ©sultats tangibles. Dans un contexte oĂč la demande de transparence et d’efficacitĂ© publique s’intensifie, Mays Mouissi est attendu sur sa capacitĂ© Ă  rompre avec les inerties administratives et Ă  produire des avancĂ©es mesurables. Son mandat s’ouvre ainsi sous le signe d’une exigence accrue, portĂ©e par une population qui ne se satisfait plus des discours et rĂ©clame enfin des actes.





Gouvernement 

La voix qui porte l'information. 

Gabon : un exécutif sommé de produire des résultats

Gabon : un exécutif sommé de produire des résultats

Lors du dernier Conseil des ministres, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les rĂšgles strictes qui encadreront dĂ©sormais l’action gouvernementale : 30 jours pour prĂ©senter une feuille de route des “100 jours”, et 60 jours pour conclure un contrat de performance ministĂ©riel. Cette mĂ©thode, inspirĂ©e des standards de gestion publique moderne, impose Ă  chaque ministre de dĂ©finir des prioritĂ©s claires, des objectifs mesurables et un calendrier prĂ©cis. Elle marque une rupture avec les pratiques antĂ©rieures, souvent critiquĂ©es pour leur lenteur et leur opacitĂ©, et place l’ensemble du gouvernement sous une logique d’efficacitĂ© immĂ©diate.

Au‑delĂ  de la discipline administrative, cette nouvelle organisation vise Ă  installer une culture de rĂ©sultats, Ă  harmoniser l’action publique et Ă  restaurer la confiance dans l’État. Les 100 jours deviennent un test de crĂ©dibilitĂ© pour chaque portefeuille, tandis que les contrats de performance instaurent une responsabilitĂ© politique continue. En resserrant les exigences et en rendant l’action gouvernementale plus lisible, le pouvoir exĂ©cutif entend dĂ©montrer sa capacitĂ© Ă  transformer rapidement les engagements en actes, dans un contexte de refondation institutionnelle et d’attentes sociales fortes.

Douckaga douckisse 

05, janvier 2026

CÉRÉMONIE DE PRESTATION DE SERMENT
DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT.

Gabon : la Vᔉ RĂ©publique entre en fonction

Ce 5 janvier 2026, le Gabon a vĂ©cu une journĂ©e de haute intensitĂ© politique : le Vice-PrĂ©sident de la RĂ©publique Alexandre Barro Chambrier, le Vice-PrĂ©sident du Gouvernement Hermann Immongault, et l’ensemble des ministres de la Vᔉ RĂ©publique ont prĂȘtĂ© serment devant le PrĂ©sident de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.


La cĂ©rĂ©monie, tenue au Palais prĂ©sidentiel, marque l’entrĂ©e en fonction officielle du nouvel exĂ©cutif, nommĂ© le 1er janvier. Elle s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence des corps constituĂ©s, des Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ©, et du personnel de la PrĂ©sidence.

Chaque membre du gouvernement a juré de servir la Nation avec loyauté, intégrité et respect des lois, dans un contexte de refondation institutionnelle et de transition politique.

Ce moment solennel consacre la mise en Ɠuvre de la Vᔉ RĂ©publique, annoncĂ©e comme un tournant vers un État plus juste, plus responsable et plus transparent.



04 janvier 2026

Éducation au Gabon : une reconduction qui soulùve plus de questions que de certitudes

Pourquoi la stabilité est-elle
privilégiée dans un secteur en crise?

La reconduction de Carmelia Ntoutoume‑Leclercq Ă  la tĂȘte du ministĂšre de l’Éducation nationale, aprĂšs deux annĂ©es de transition marquĂ©es par des tensions persistantes, ne laisse pas indiffĂ©rent. Sans chercher Ă  personnaliser le dĂ©bat ni Ă  juger une responsable publique, cette dĂ©cision invite Ă  s’interroger sur la cohĂ©rence de la stratĂ©gie gouvernementale dans un secteur aussi essentiel que l’Éducation.

Durant la pĂ©riode de transition, les syndicats ont multipliĂ© les alertes : rappels de solde impayĂ©s, titularisations en attente, avancements bloquĂ©s, manque d’enseignants, conditions de travail dĂ©gradĂ©es, organisation incertaine des examens nationaux. Autant de dossiers qui, pour beaucoup, n’ont pas connu d’avancĂ©es significatives.  
DĂšs lors, une question se pose : sur quels critĂšres Ă©value‑t‑on aujourd’hui la continuitĂ© Ă  la tĂȘte d’un ministĂšre aussi stratĂ©gique ?


Un secteur encore fragile : pourquoi la continuité plutÎt que la rupture ?

Les acteurs du terrain ne contestent pas la personne de la ministre. Ils constatent simplement que les difficultĂ©s structurelles demeurent.  
Le malaise exprimĂ© par les syndicats n’est pas idĂ©ologique : il est administratif, financier, organisationnel.  
Il renvoie à une réalité que personne ne peut ignorer.

Dans ce contexte, la reconduction ministĂ©rielle ouvre un dĂ©bat lĂ©gitime :  
 Quels objectifs ont Ă©tĂ© atteints durant les deux annĂ©es de transition ?  
Quels engagements ont Ă©tĂ© tenus, lesquels restent en suspens ?  
 Quelles prioritĂ©s ont guidĂ© la dĂ©cision de maintenir la mĂȘme Ă©quipe Ă  la tĂȘte du ministĂšre ?  
 La continuitĂ© est‑elle le meilleur choix pour un secteur qui rĂ©clame une refondation profonde ?

Ces interrogations ne visent pas Ă  juger, mais Ă  comprendre.

Un choix politique qui mĂ©rite d’ĂȘtre expliquĂ©
Dans un pays oĂč l’Éducation est au cƓur des attentes sociales, la reconduction d’une ministre dont le secteur reste en tension appelle une clarification.  
Non pas pour pointer du doigt, mais pour Ă©clairer l’opinion publique.

Car au‑delĂ  des personnes, c’est la logique de gouvernance qui est en jeu :  
qu’attend‑on rĂ©ellement d’un ministĂšre de l’Éducation en pĂ©riode de transition ?  
Et comment Ă©value‑t‑on la performance d’une Ă©quipe ministĂ©rielle lorsque les revendications restent les mĂȘmes d’annĂ©e en annĂ©e ?

Ces questions, posĂ©es avec calme et rigueur, participent d’un dĂ©bat dĂ©mocratique nĂ©cessaire.

Vers une nouvelle phase ou vers la rĂ©pĂ©tition des mĂȘmes blocages ?

La reconduction peut ĂȘtre interprĂ©tĂ©e de plusieurs maniĂšres :  
comme un pari sur la stabilitĂ©,  
comme un choix de continuitĂ© administrative,  
ou comme un signal que les prioritĂ©s du secteur n’ont pas Ă©tĂ© reconsidĂ©rĂ©es.

Mais pour les enseignants, les parents et les Ă©lĂšves, une interrogation demeure :  
cette continuitĂ© permettra‑t‑elle enfin de rĂ©soudre les problĂšmes accumulĂ©s, ou risque‑t‑elle de prolonger les mĂȘmes impasses ?

C’est cette question, plus que toute autre, qui traverse aujourd’hui le dĂ©bat public.

Mercredi 31 décembre 2025

Discours du 31 décembre
2025: Oligui Nguema entre clĂŽture de la Transition et
promesse républicaine

Une allocution pour clore un cycle politique exceptionnel


Discours du 31 décembre 2025 : Oligui Nguema entre clÎture de la Transition et promesse républicaine

Le discours de fin d’annĂ©e du prĂ©sident Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit d’abord comme un acte de clĂŽture politique. En revenant sur le cycle Ă©lectoral de 2025 rĂ©fĂ©rendum, prĂ©sidentielle, lĂ©gislatives, sĂ©natoriales
il prĂ©sente la CinquiĂšme RĂ©publique comme l’aboutissement d’un processus dĂ©mocratique « libre et transparent », malgrĂ© les imperfections qu’il reconnaĂźt lui‑mĂȘme. Cette luciditĂ© sur les failles du systĂšme Ă©lectoral (fichier contestĂ©, transport d’électeurs, procurations abusives, abstention) lui permet de se poser en rĂ©formateur, soucieux d’assainir le jeu dĂ©mocratique.

Une charge frontale contre la
classe politique

Le chef de l’État en profite pour adresser une critique frontale Ă  la classe politique, dĂ©nonçant les « postures extrĂȘmes » et l’obsession de la conquĂȘte du pouvoir au dĂ©triment du progrĂšs collectif. En mobilisant la mĂ©taphore de l’OgoouĂ©  fleuve tantĂŽt calme, tantĂŽt tumultueux il inscrit la Transition dans un rĂ©cit national de rĂ©silience, lĂ©gitimant les turbulences traversĂ©es comme un passage nĂ©cessaire vers un nouvel ordre institutionnel.

Un État stratĂšge face Ă  l'hĂ©ritage
économique

Le second axe du discours repose sur un bilan Ă©conomique et social prĂ©sentĂ© comme fondateur. Oligui Nguema insiste sur le poids de la dette hĂ©ritĂ©e du rĂ©gime dĂ©chu  plus de 3 142 milliards de FCFA remboursĂ©s tout en revendiquant le maintien de l’investissement public.Il met en avant une sĂ©rie d’opĂ©rations stratĂ©giques (rachat d’Assala Energy, de Tullow Oil, de la SMAG, de la SNBG, transformation locale du manganĂšse, ouverture de mines industrielles) destinĂ©es Ă  restaurer la souverainetĂ© Ă©conomique du pays.
Sur le plan social, il Ă©voque des avancĂ©es dans l’énergie, l’eau potable, les infrastructures hydrauliques, la santĂ©, l’éducation et les allocations sociales.

Justice et corruption : le coeur
politique du discours

Mais ces annonces, bien que nombreuses, restent gĂ©nĂ©rales : elles fixent un cap plutĂŽt qu’un calendrier. Le prĂ©sident rappelle Ă©galement la nĂ©cessitĂ© d’une gestion publique plus rigoureuse, appuyĂ©e sur la digitalisation et la reddition des comptes, annonçant une lutte renforcĂ©e contre la corruption et une justice plus active, illustrĂ©e par le procĂšs Bongo Valentin.

Un diagnostic sévÚre de la société
gabonaise

Enfin, le discours prend une dimension morale et sociopolitique marquĂ©e. Oligui Nguema dresse un diagnostic sĂ©vĂšre des comportements qui, selon lui, minent la RĂ©publique : nostalgie du passĂ©, opportunisme, arrogance tribale, confusion entre service public et intĂ©rĂȘts privĂ©s, quĂȘte de nomination au dĂ©triment de l’éthique.

Cette typologie, inhabituelle dans un discours prĂ©sidentiel, vise Ă  redĂ©finir les normes de comportement public et Ă  rappeler que la CinquiĂšme RĂ©publique doit ĂȘtre celle de la dignitĂ©, de la loyautĂ© et du respect mutuel.

Le"RĂȘve Gabonais" comme horizon
politique

La conclusion mobilise un registre symbolique  bĂ©nĂ©diction du pays, appel Ă  la solidaritĂ©, exaltation du « RĂȘve Gabonais » pour fĂ©dĂ©rer au‑delĂ  des clivages.
Le message final est clair : 2026 devra prouver que la CinquiĂšme RĂ©publique n’est pas seulement un cadre institutionnel, mais un vĂ©ritable projet de sociĂ©tĂ© fondĂ© sur la justice, la souverainetĂ© et la cohĂ©sion nationale.



Lundi 29 décembre 2025

Le Gabon a franchi une nouvelle Ă©tape institutionnelle ce lundi 29 dĂ©cembre 2025. Au Palais prĂ©sidentiel, le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement reçu le serment des neuf juges constitutionnels rĂ©cemment Ă©lus pour un mandat de huit ans. La cĂ©rĂ©monie, prĂ©sidĂ©e par DieudonnĂ© Aba'a Owono, prĂ©sident de la Cour constitutionnelle, consacre l'entrĂ©e en fonction de la plus haute juridiction du pays. Cet acte solennel s'inscrit dans la dynamique de consolidation de l'ordre constitutionnel et du renforcement des institutions de la RĂ©publique 

Une reconduction qui interroge: entre promesses de rupture et réalités institutionnelles

La reconduction du président de la Cour

constitutionnelle, parent direct du chef de
l'État, suscite de vives rĂ©actions au sein de
l'opinion publique gabonaise.
Pour de nombreux citoyens, cette décision
apparait en décalage avec les
engagements initiaux du président Oligui
Nguema, qui avait promis de rompre avec
les pratiques familiales, les réseaux
consanguins et les nominations de
complaisance.
Au-delĂ  des personnes, c'est la question
de l'indépendance des institutions qui est
posée.
Dans un contexte oĂč le pays aspire Ă  une
gouvernance plus transparente et Ă  un
renforcement de l'État de droit, la
prĂ©sence d'un proche du chef de l'État Ă  la
tĂȘte de la plus haute juridiction
constitutionnelle alimente les
interrogations sur l'impartialité et la
crédibilité de l'institution.
Pour une partie de la population, cette
reconduction donne l'impression d'un
retour aux pratiques que le pouvoir actuel
avait pourtant promis de dépasser.
Le débat reste ouvert, mais il souligne une
exigence forte : celle d'une justice
constitutionnelle perçue comme
indépendante, impartiale et à l'abri de
toute influence familiale ou politique.

Taxe d’habitation : entre dĂ©bat lĂ©gitime et rĂ©cupĂ©ration politique

                      Un dĂ©bat lĂ©gitime mais instrumentalisĂ©

Le dĂ©bat autour de la taxe forfaitaire d’habitation suscite de vives rĂ©actions au Gabon. Si les inquiĂ©tudes des citoyens sur le coĂ»t de la vie sont comprĂ©hensibles, il est tout aussi nĂ©cessaire de rappeler que les difficultĂ©s actuelles ne sont pas nĂ©es en 2023. Elles sont le rĂ©sultat d’une longue accumulation de choix et de responsabilitĂ©s politiques depuis des dĂ©cennies.  

                  Pour un dĂ©bat utile et constructif

Notre pays mĂ©rite un dĂ©bat qui serve rĂ©ellement l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et la construction d’un Gabon plus juste et plus transparent. C’est dans cette perspective que nous devons aborder la question de la taxe d’habitation et, plus largement, des rĂ©formes Ă©conomiques

                      L’appel du chef de l’État Ă  la luciditĂ©

 Le prĂ©sident de la Transition appelle la population Ă  ne pas ĂȘtre naĂŻve : malgrĂ© les efforts palpables engagĂ©s depuis 2023 pour rĂ©former et amĂ©liorer la gouvernance, il y aura toujours ceux qui, par calcul ou par aveuglement volontaire, diront qu’il n’y a rien.

La responsabilité collective et la continuité historique invite à une lecture lucide et responsable

reconnaĂźtre les dĂ©fis, mais aussi les avancĂ©es, afin que le dĂ©bat sur la taxe d’habitation ne soit pas instrumentalisĂ©. Les problĂšmes du Gabon doivent ĂȘtre analysĂ©s dans leur continuitĂ© historique, et non rĂ©duits Ă  une seule pĂ©riode.